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Voler...

Voler sur un petit avion reste à Madagascar une aventure qui réclame pas mal de discipline. Je peux témoigner qu'atterir pour la première fois à Vohémar, lorsqu'on n'a pas de radar et que la couche nuageuse est basse peut être assez délicat, vu la configuration du relief... Pas intérêt à se mélanger les pinceaux entre nautiques, pieds américains et les unités de ce bon vieux système métrique... Dans beaucoup de plaisirs, il y a une part de frissons.

Mais l'aviation reste chère... pour cause de réglementations draconiennes, entraînant dans leur sillage équipements strictement homologués, construits en petite série par une petite poignée de fournisseurs et dispendieuses visites systématiques.

Donc, difficilement envisageable avec mes moyens. Même si Dale m'indique de bonnes affaires sur eBay.

Sauf... sauf que la réglementation est beaucoup plus laxiste pour les appareils de moins de 450 kgs, qui sont rangés dans la catégorie ULM. Là, du coup, on peut pratiquement tout faire... au risque d'oublier le fameux adage «Un bon pilote est un vieux pilote». Un petit conseil : si vous voulez vous débarasser de quelqu'un, distillez-lui le virus d'un sport dangereux.

L'une des solutions les plus rigolotes est le Volksplane. Mais un moteur de Coccinelle peut-il être considéré comme très fiable en 2002 ? Du coup, on se met à réfléchir sur les conséquences d'une panne...

Alors pourquoi pas plutôt un gyrocoptère (qu'on appelle aussi autogyre) ? Les constructeurs sont nombreux, et il y en a même un en Afrique du Sud toute proche...

Mais un autogire est assez exotique, donc pas forcément économique. Dans ce domaine, difficile de faire mieux que le parapente et le paramoteur... surtout construit par soi-même. Mais même les prix d'achats de matériel neuf ne sont pas complètement délirants pour quelqu'un de sérieusement motivé, d'autant que là aussi, les copains sud-afs sont présents.

Mais où se former ? Malgré ce qu'affirme cette page, il ne semble plus possible pour le moment de s'initier à ces plaisirs forts en adrénaline à Madagascar. La crise est aussi passée par là, les lézards formateurs semblent avoir été contraints de migrer...

Voler resterait-il un plaisir strictement présidentiel dans ce pays ? Hors de Marc et de Xavier, pas de solution ?

© 2002 Barijaona Ramaholimihaso
Dernière mise à jour : 16/11/02; 23:42:04