Tempêtes et verre de toaka gasy

Vue imprenable des bas-cotés de la planète, à Antananarivo.
Billet classé dans la catégorie : madagascar

mardi 02 mars 2004

[ 17:09  ] On n'est pas à Lambaréné...

Pourquoi le titre de ce billet ? Parce qu'avec ce qui va suivre, vous pourriez imaginer que je vis dans un climat équatorial, alors qu'altitude aidant, les températures d'Antananarivo sont plutôt méditerranéennes.

A force de vous parler épisodiquement de mes petits problèmes de santé, ça devait finir par devenir un peu moins banal que d'habitude...

Lundi, à ma grande surprise, mon médecin traitant habituel décidait au vu de ma mine défaite de me faire hospitaliser. Au vu des températures un rien stratosphériques que mon organisme allait traverser au cours de la journée, et des litres d'eau que je perdais dans les diarrhées, cela allait se révéler une décision fort opportune.

J'aurais au moins acquis une petite leçon de sagesse au cours de cette aventure : même un dimanche, il ne faut point trop avoir de scrupules à appeler son médecin habituel. Ce n'est pas parce que l'acte de bloguer ne dérange personne que l'on doit veiller strictement à ce que tout ce que l'on fasse lors de la journée dominicale soit du même acabit.

Je redécouvrais donc Lundi un hôpital public d'Antanananarivo en tant que patient, ce qui ne m'était pas arrivé depuis 25 ans. Il s'agit plus précisément du Centre Hospitalier de Soavinandriana, que mon médecin appelle du petit nom de CENHOSOA, et que pratiquement tout bon Tananarivien qui se respecte persiste à appeler Girard et Robic.

Lorsque vous annoncez à un résident de Madagascar qu'Untel s'est fait hospitaliser, son expression révèle en général qu'il estime l'espérance mathématique de survie de l'individu concerné à pas loin de une sur deux. Je ne sais si cette estimation peut être validée par des données statistiques récentes, mais cette psychose parait quand même un rien exagérée.

On peut contempler l'hôpital tananarivien comme on contemple un verre (d'une boisson un peu plus saine que notre emblématique toaka gasy) à moitié plein ou à moitié vide.

Théorie du verre à moitié plein :

Théorie du verre à moitié vide :

Pour conclure, pour que vous ne pensiez quand même pas que mon petit séjour d'une semaine (quand même...) n'avait d'autre but que touristique et journalistique, je précise que grâce aux antibiotiques, ma crise de salmonelle (même pas une vraie fièvre typhoïde...) est en bonne voie de guérison : 37,2 °C le matin, et un appétit d'ogre fort utile pour remplumer un organisme que d'aucuns décrivent comme sensiblement amaigri...

Je me repose cette semaine et j'espère ne plus trop avoir à vous embêter avec ce genre de sujet.

Commentaires du blog hébergés par Disqus


<- Frissons
Je ne voudrais pas trop jouer "Cosette à Madagascar"... ->
 Accueil |  Humour | Macintosh | Bidouilles | Sélection | Éditeur 

© 2004 Barijaona Ramaholimihaso
Réagissez par les liens de commentaires ou par e-mail :