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Lundi 30 mars 1998

(Si vous détestez l'informatique, sautez directement vers la fin de cette rubrique... Si vous ne prisez pas ses aspects les plus techniques, allez vers mes conclusions)

Au cours des 4 derniers jours, j'ai eu à passer une nuit complètement blanche et une autre très claire (j'entends par là blanche jusqu'à deux heures du matin) à tripatouiller de manière assez technique deux ordinateurs différents : l'un sous Windows NT 4, avec le dernier "Service Pack" de Microsoft, l'autre sous MacOS 8...

Ce qui devait être un travail de routine sur la machine WinNT s'est transformé en joli cauchemar : la machine a endommagé l'"hardware abstract layer" de Windows NT, empêchant de bouter à partir du disque dur... Pour faire bonne mesure, elle a crashé aussi la base de registres, empêchant l'accès à tous les comptes utilisateurs, et même la réparation de l'OS à partir du CD d'installation, car (je l'ai découvert bien après) le programme d'installation n'avait plus les droits système nécessaires pour écrire sur le disque... La disquette de restauration des données du système s'est montrée impuissante. J'ai réinstallé l'OS sur une cartouche amovible, pour bouter dessus, mais que nenni... plus moyen de réparer proprement. Seule solution : écraser totalement l'installation précédente, et reconfigurer manuellement tous les comptes utilisateurs et droits rattachés... Quelques collègues et moi, nous appelons ce genre de situation AFLO : comme Geocities nous recommande de maintenir un langage châtié, je ne vous développe pas cet acronyme. Si vous voulez en savoir plus, vous n'avez qu'à m'écrire.

Et la machine sous MacOS ? Un plaisir en comparaison. Et comme il n'y avait absolument aucune urgence, puisqu'il s'agissait de ma machine à la maison, et que j'avais déjà un "léger" déficit en sommeil, je n'aurais eu aucun scrupule à tout laisser tomber. Mais non, alors que la nuit d'avant, c'était le stress qui me tenait éveillé, là, c'était le plaisir de voir les choses se passer exactement comme elles doivent se passer et progresser à grands pas. Pas une seule bombe, après avoir testé des configurations logicielles tout ce qu'il y a de plus tordu... Un seul plantage, provoqué par une application sans doute mal écrite, mais qui a rendu très gentiment la main à la première requête. Ils sont désormais bien loins les temps où Apple bâclait des versions de système pour faire patienter le peuple avant un hypothétique Copland. Les programmeurs se sont remis au travail, et ça se voit.

Si la firme de Cupertino continue sur cette lancée, sa survie est assurée. Peut-être qu'Apple ne reprendra pas des parts de marché mirifiques à Microsoft (encore qu'un regain significatif me paraît très possible), mais le MacOS (et après-demain Rhapsody) continueront à avoir des fidèles, à attirer des développeurs grâce à leurs technologies phares, et à se justifier comme choix raisonné.

Après tout, Jaguar, Alfa Roméo et Porsche ont connu des revers graves il y a quelques années, mais ils ont bien redressé la barre, et personne ne s'inquiète de leur part de marché, qui est pourtant bien inférieure dans l'automobile à celle qu'a Apple dans la micro-informatique... Porsche a même réussi à rester indépendant !

Faire honnêtement des produits de qualité ne permet pas toujours de devenir le leader, mais à terme ça paye... Par contre, en politique, si l'honnêteté payait, je crois que ça se saurait... Malgré cette certitude chèrement acquise, on ne peut qu'être sidéré par l'aplomb cynique avec lequel deux vice-premiers ministres malgaches ont dans les médias officiels, fait comme si deux millions de personnes qu'on a empêché de voter n'étaient qu'un léger détail, alors que le changement d'attitude de 15000 personnes aurait suffi à tout bouleverser... Ces "môssieurs" bien suffisants ont en tout cas donné la très désagréable impression qu'à leurs yeux l'avis de la HCC était d'ores et déjà acquis en leur faveur, ou pour le moins était quantité négligeable... Leur confiance a sans doute ses raisons que la vertu ignore très probablement...

Un de mes diplômes me pose un problème de conscience... Il est signé Alain Madelin, l'un des "quadras" (ou ex-quadra ?) de la droite française qui a manifesté la plus forte inclination envers les bras peu accueillants de Jean Marie Le Pen et Bruno Mégret. Brûler ou ne pas brûler ? That's the question... Ça paraît un peu fort de café comme question, mais sait-on jamais comment évoluent les choses ?

Comment reconnaît-on à Tana que les proches du pouvoir cherchent à négocier certains virages, et à embrayer leurs projets en quatrième vitesse ? Ils achètent du matériel roulant... Samoela avait semble-t-il tout compris : "Any ianao izay ê !...Rotsirotsin'iny fiara be Hyundaï iny ianao izay ê... Kala mena volo iny... Lokon'Arema nefa nifankatiavantsika... ". Mais que fait Ingahy polisy malala ?

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