true

Étonnements rapides et durables

Vue imprenable des bas-cotés de la planète, à Antananarivo.

samedi 28 juin 2003

[ 15:09:41 ] Nettement plus toxique que Comical Ali

Le Monde : L'autre couloir de la mort

Aujourd'hui, c'est un vieil homme au teint buriné et aux cheveux gris et drus, solide en dépit de ses 77 ans, disert et volontiers ironique, qui ne quitte sa petite ville du Kyushu que pour donner des conférences.

Pendant 12 410 jours, Sakae Menda a connu chaque matin la même angoisse, guettant le bruit des pas des gardiens dans le couloir.

"S'ils sont nombreux, c'est qu'une exécution va avoir lieu. Mais on ne sait jamais lequel d'entre nous a été désigné , raconte-t-il. Le moment le plus pénible est entre 8 heures et 8 h 30. Un gardien passe fermant un à un les judas des cellules avec un claquement sec. S'il a un uniforme propre, on comprend que c'est le jour. Puis c'est le bruit des bottes qui résonne dans le couloir. Les pas s'arrêtent. Ils sont une vingtaine à s'immobiliser, chacun devant une cellule. On attend les yeux rivés sur la porte, le souffle suspendu au bruit de la clé, des frissons glacés dans le dos. Tout se brouille dans votre esprit. Il n'y a plus que cette porte qui vous sépare de la mort. Une cellule voisine est ouverte, et tombe la phrase fatidique : "Le temps est venu"".

(...)

Accusé de trois meurtres, le jeune paysan qu'il était alors avait fini par avouer sous les coups des policiers un crime qu'il n'avait pas commis. Le faux témoignage de la tenancière du bordel où il se trouvait au moment du meurtre, sur laquelle la police avait fait pression, compléta l'accusation.

 

[ 14:52:19 ] MSS

L'homme est de retour, et avec lui, les interrogations sur la vérité.

Peut-on compter sur lui pour trouver les armes de destruction massive ?

Ah bon, ça ne sert plus à rien ?

(Non, ça n'a non plus pas grand chose à voir avec la Gay Pride


[ 14:35:04 ] Pas vraiment de lien avec la Gay Pride...

... mais je trouve que les ligues de vertu du coté de chez W feraient mieux de s'intéresser à ceci plutôt qu'à cela

[ 14:27:45 ] La montagne du milieu du terrain

Je ne suis pas vraiment un fana de sport, mais ce qui est arrivé Jeudi, et plus encore les mots prononcés laissent terriblement songeur.

Que dois devenir un site web après la disparition de son sujet ? Surtout lorsqu'il s'avouait être un grand timide


[ 13:52:24 ] Particularismes géographiques et fracture numérique

Comment ne pas penser à cette fameuse fracture numérique, en réalisant que la majeure partie de mes lecteurs n'a vraisemblablement pas idée de la principale cause de mon peu d'inspiration du moment ?

Je suis dans un pays tropical...

Certes, certes...

Mais à Antananarivo, les températures oscillent maintenant entre 10°C le matin et 20°C l'après-midi.

Je sais que certains qui ne supportent pas la canicule vont envier cette fraîcheur, mais je leur réponds : l'herbe paraît toujours plus verte chez le voisin.

Je peux toujours me consoler en me disant qu'à Antsirabe, les minimas sont actuellement de 3°C...

Les logements ici ont le minimum : pas de chauffage central, pas de double-vitrages, et autres illustrations des phénomènes de convection que je rencontrais dans mes cours de mécanique des fluides en option machines et énergétique.

Et le ciel est gris. Pour les phénomènes de radiation, vous repasserez aussi, élève Barijaona.

Quant à la conduction, le crachin et les sols carrelés, cimentés ou en parquet n'aident pas. (la moquette, vous n'y pensez pas sérieusement ? on est quand même dans ce que le politiquement correct interdit d'appeler Tiers-Monde, et tropical, le climat l'est effectivement en d'autres mois de l'année).

Bref, on se caille, et la couette est plus accueillante que le bureau. Et je n'ai pas l'intention de transformer cette page en site commercial pour me payer le PowerBook et la borne Airport qui me permettraient de travailler plus confortablement.

Certains me répondront que je pourrais me contenter d'acheter un radiateur, mais bizarrement cet achat me semblerait plus outrageusement luxueux que le précédent...

Masochisme ou mauvaise conscience ? Difficile d'oublier qu'à proximité, pas mal de monde marche pieds nus et avec un petit tee-shirt...

Si je parle ainsi de la pluie et du beau temps, ce n'est quand même pas totalement gratuitement.

C'est pour dire qu'au moment d'octroyer en masse les indépendances, le grand Charles a peut-être oublié que, dans la partie australe de l'empire, l'hiver n'était pas très favorable à l'organisation d'une fête nationale.

En fait, je serais enclin à penser qu'avec un hymne national un brin trop calme, ce climat n'est pas pour rien dans le manque d'élan de ce pays.

Et bien, à toute règle, il y a des exceptions : la fête cette fois était belle et chaleureuse.

Pas de bal des pompiers, mais le défilé aux lampions, dans une contagieuse bonne humeur malgré deux heures de blocage dans les embouteillages. Et une sympathique soirée très internationale.

C'était plus réussi que la fête de la musique, qui elle était complètement congelée. 




 | 
 Accueil |  Humour | Macintosh | Print66 | Sélection | Éditeur 
© 2003 Barijaona Ramaholimihaso
Réagissez par les liens de commentaires ou par e-mail :