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Étonnements rapides et durables

Vue imprenable des bas-cotés de la planète, à Antananarivo.

dimanche 27 avril 2003

[ 22:39:52 ] C'est décidé...

Superbe leçon de persévérance, la dernière pub pour la Honda Accord...

Il aurait été si simple de faire un montage, et bien non, ils s'y sont pris 606 fois...

Du coup, plus aucun prétexte valable pour ne pas se remettre assidûment à la gymnastique, même si j'ai peu de chances d'apparaître jamais dans le calendrier Papabili, et que je ne prétends pas arriver à 606 tractions.

À l'école, le cours de gymnastique était ma torture. Je maudissais Dick Fosbury qui poussait nos professeurs à nous faire faire des contorsions réprouvées par la physique, en tout cas par mon physique. Les exercices d'escalade à la corde me donnaient envie de me pendre et d'étrangler le prof avec l'objet du délit. La course à pied me faisait littéralement vomir, sans apprécier à leur juste valeur les poussées d'endomorphines qui s'en déduisaient.

Cancre j'étais, et cancre d'ailleurs je reste.

Mais ça va changer. Enfin, un peu, j'espère.

Avertissez moi cependant charitablement si vous constatez que le cliché gros biceps, petite cervelle se vérifie sur ma personne. Certains diront à juste titre que je n'ai pas grand chose à perdre, mais quand même... J'accepte que mes efforts restent vains, mais pas qu'en plus, ils soient nuisibles. 


[ 22:09:22 ] Le p'tit gars est de retour

Retour au pays, parce que les boucliers humains n'ont de raison d'être que dans un intervalle de temps restreint. Et puis parce qu'un ravitoto sy henakisoa a par moments plus d'intérêt qu'une barquette Fleury Michon.

À Antananarivo, il n'y a pas de véritable équivalent du bonjour. On salue en s'enquérant de la santé de son vis-à-vis : manahoana... et presque toujours la phrase suivante vise à demander quelles sont les nouvelles : inona no vaovao ?

Comme toujours lorsqu'il s'agit de phrases largement rituelles, il ne faut pas en attendre d'informations hautement fiables : votre interlocuteur vous répondra vraisemblablement qu'il va bien (salama) et qu'il n'y a rien de neuf (tsy misy vaovao). Ce n'est que quinze minutes après que vous apprendrez peut-être à votre grand effarement que votre interlocuteur va entrer en clinique pour cause de SRAS et qu'un des joujoux technologiques de Donald Rumsfeld a choisi de s'égarer du côté d'Ambodin'Isotry au lieu d'atterrir comme prévu sur un palais situé à Bagdad.

C'est avec des trucs comme ça qu'un peuple acquiert une réputation de fatalisme. Ou de lenteur. Voire pour le colon forcément un peu paranoïaque, de fourberie. J'espère que je n'oblige pas certains de mes lecteurs à relire tout ce qu'ils connaissent sur Madagascar à l'aune de ces codes culturels.

Conséquence de la chose, sans que je puisse décider si c'est un avantage ou un inconvénient, il faut un peu de temps que ce qui est généralement nécessaire à Bush pour acquérir des certitudes sur ce qui se passe.

Pendant mon absence, l'économie a continué de tenter de se dégourdir les jambes, attendant que les entreprises franches s'attellent à habiller l'hiver des petits européens et états-uniens.

Dame Justice a continué de prendre son temps pour décider la fin du feuilleton 2002 ; anxieuse de se refaire belle, l'institution coquette mais un peu fanée fait attendre ses chevaliers servants.

Ça crée un peu d'agitation politique, mais finalement c'est un bruit de fond que personne n'écoute vraiment... Un peu comme les récriminations des "politiciens" réclamant véhémentement leur part de gateau.

Prêtant moins à sourire, c'est dans le Sud que j'aime tant que certains continuent de vraiment crever la dalle, bien loin des spotlights de Star Academy.

Et il m'a fallu cette dépêche pour relever ce qui ressemble à un non-événement pour moi, puisque que je passe chaque jour devant et que je n'avais rien remarqué...

Au total donc, c'était vrai : tsy misy vaovao, le second principe de la thermodynamique pouvant difficilement être considéré comme une nouveauté... 




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