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September, film de Woody Allen ?

Frais printemps à Antananarivo.

dimanche 15 septembre 2002
[ 23:38:20 ] 

Il y a un an, lorsque le commandant Massoud mourut, c'est à peine si les media internationaux ont levé l'oeil...

Il y a un an, le 9 septembre, dans l'actualité internationale, il n'y en avait que pour Sharon, Arafat et le Hamas, et encore...

Le 11 septembre au matin, tout allait presque bien dans le train-train quotidien... Le soir, c'était déjà une toute autre histoire.

Le 11 septembre 2001, j'étais trop occupé à rédiger un budget pour prêter vraiment beaucoup d'attention à l'agitation qui semblait prendre mes collègues de travail dans l'après-midi.

Dois je avouer que ma première réaction, en apprenant quelques heures plus tard les attentats, avait été de m'étonner qu'ils s'étonnent pour si peu ? Une internationalisation des conflits moyen-orientaux était prévisible depuis un certain temps... Rien de nouveau sous le soleil...

Dois-je avouer que le fait que des kamikazes utilisent des avions plutôt que les habituels camions piégés ne me semblait pas un changement de paradigme tel qu'il devait empêcher le monde de tourner, ni m'empêcher de boucler ce foutu budget ?

Dois je avouer que ce qui m'a surpris, ce ne sont pas les faits eux-mêmes, mais la simultanéité des attaques ?

Dois je avouer que jusqu'à aujourd'hui je n'ai vu que des images fixes de ces attentats ? Que me rendant compte que si la seule vue des photos sur l'internet avait fait chuter à ce point ma productivité sur ce satané budget, il me semblait de saine prophylaxie de respecter mes principes et de refuser les images télévisées ?

Dois je avouer que mon véritable choc en voyant ces images, c'était de me rendre compte combien ma perception de la taille relative d'un Boeing 767 et des tours du World Trade Center était fausse ? Voilà ce que c'est que de visiter New York la nuit...

Sur chacun, le 11 septembre aura laissé une marque différente... Une certaine distance permet de mieux survivre à ce traumatisme... et, en bon malgache, de comprendre pourtant comment les New-Yorkais se sont retrouvés unis.


© 2002 Barijaona Ramaholimihaso
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