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Springtime in Antananarivo

L'après-crise à Madagascar. Euh, vous avez dit après-crise ?

dimanche 14 juillet 2002
[ 23:27:50 ] 

«Affreux», «barbouzes», «pieds nickelés» : cette délicieuse pantalonnade illustre une ultime fois la capacité extrême du président sortant à se faire bercer par tous les beaux parleurs, du moment qu'ils venaient de l'étranger.

Le pire, c'est qu'il est vraisemblable que les Sassou, Bongo et consorts se fournissent toujours aux mêmes adresses...

[ 23:10:15 ] 

Il est peut-être inutile de faire des recherches très sophistiquées sur la téléportation. La réalité géopolitique semble vouloir dépasser toute la science-fiction.

À voir la différence entre le monde telle que le voyait la «France» le 25 Juin et le monde tel que la même «France» la voit aujourd'hui, on constate que StarTrek est complètement enfoncé. Nous avons été transportés dans un coin fondamentalement différent de la voie lactée, ou plutôt de la voie yoghourtée.

Force est de reconnaître qu'à force de se triturer les oreilles pour ne rien entendre, cette brave diplomatie française s'est retrouvée avec un système auditif qui ressemble furieusement à celui de Spock.

Évidemment, la limite de la science-fiction, c'est que tout le monde n'a pas la même capacité à atteindre la vitesse warp...

Ironie de l'Histoire : alors que c'est ce vieux Radidy qui avait insisté pour que seuls les francophones fassent mine de chercher une solution à la crise malgache, c'est le président nigérian Olusegun Obasanjo qui semble garder un ressentiment de ne pas avoir pu dire son mot à l'égal d'un Abdoulaye Wade...

Lorsqu'on est Chef d'État et que l'on comprend qu'on vient d'être joyeusement lâché par ceux qui tiraient les ficelles, on ne réagit pas forcément mieux qu'un vulgaire milicien de Toamasina placé dans la même situation. L'Union Africaine commence bien...

Heureusement, même la presse nigériane, si elle a du mal à tout suivre, comprend au moins qu'il y a là un petit règlement de compte entre ketchup et béarnaise, tout en ne perdant pas de vue que même si le NEPAD est le premier plan de développement de l'Afrique concocté par les Africains eux-mêmes, il est vraisemblable que nous n'avons pas encore vraiment le choix de la sauce à laquelle nous seront mangés...

[ 23:03:59 ] 

J'ai disparu du Net pendant quelques jours. Certains ont pu imaginer que j'ai été contraint, tel un rat(siraka) de quitter le navire, à moins que victime du hazalambo, je n'étais en train de tester le confort doré des prisons locales...

Et oui, ça peut arriver à tout le monde, telle une Lalatiana (pas Ravololomanana, l'autre...), qui sans doute un peu trop dans la lune, se retrouve embarquée dans une galère répondant au doux nom d'Antonov qu'elle ne maîtrise certainement pas.

On aurait pu penser que fidèle à elle même, elle resterait, mais du coup les problèmes intestinaux auxquels elle serait prédestinée risquent de s'accumuler.

Bon, ne nous en faisons pas trop, si la musique adoucit vraiment les moeurs et si la lessive Saint-Marc lave vraiment plus blanc, tout ceci finira en chansons...

Que nenni, cher public, pour ma part, personne n'est encore venu me reprocher quoi que ce soit, et peut-être par inconscience, peut-être à raison, je ne m'inquiète pas trop pour mon avenir.

Cependant, cette interruption de quelques jours a bien été dûe aux récents événements politiques... Nul ne peut prétendre échapper à la crise, même finissante...

Inutile de me le répéter : je sais que ma faiblesse me jouera des tours... Abriter un élément de la sécurité d'un baron de l'ancien régime n'est peut-être pas très recommandable, mais les petits soldats perdus ont droit à notre sollicitude. Je vous présente donc celle que j'appelle, faute de pouvoir l'appeller autrement, "Numéro 1"... Pour l'étymologie de cette appelation, je ne souhaite pas en dire plus, mais ça n'a rien à voir avec la série "Le Prisonnier". Encore que...


© 2002 Barijaona Ramaholimihaso
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