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Sushis en république Ranjalia

Antananarivo, Madagascar, entre Afrique et Asie, entre Dakar, Séoul et Tokyo.

jeudi 11 avril 2002
[ 20:04:31 ] 

Blague pour temps de pénuries, réactualisée :

Un ingénieur promis à un brillant avenir a décidé de prendre des vacances. Il a réservé sur une croisière des Caraïbes et a tout organisé pour vivre les meilleurs heures de son existence. Jusqu'à ce que le bateau coule ! Alors l'homme se retrouve balloté par les vagues et échoue tout seul sur une île, sans nourriture ni matériel... rien. Seulement des bananes et des noix de coco !

Après environ quatre mois, alors qu'il paresse sur la plage, il aperçoit une femme sur un canoë... la femme la plus magnifique qu'il ait jamais vu ; et la femme rame jusqu'à l'île. Complètement incrédule, il lui demande : "d'où venez vous ? Comment êtes-vous arrivé ici ?"

"J'ai ramé de l'autre côté de l'île," elle dit. "J'ai débarqué ici quand le bateau sur lequel je faisais une croisière a coulé."

"Stupéfiant," dit-il, "vous aviez vraiment de la chance que ce canoë ait échoué au même endroit que vous."

"Oh, ceci?" répond la femme. "J'ai fabriqué ce canoë à partir de matières premières que j'ai trouvées sur l'île ; les avirons ont été fabriqués à partir du caoutchouc extrait d'arbres de l'île ; j'ai tressé le fond à partir de branches de palmiers ; et les côtés et la poupe sont faits d'eucalyptus."

"Mais... mais, c'est impossible," bégaye l'homme, "vous n'aviez aucun outil ou matériel. Comment vous avez fait ?"

"Oh, ce n'était pas un problème," répond la femme. "Du côté sud de l'île, il y a des strates très peu communes de roche alluviale qui affleurent. J'ai découvert que si je les mettais à une certaine température dans mon four, elles fondaient et je pouvais en extraire du métal forgeable. J'ai pu utiliser ce métal pour faire des outils et ai utilisé les outils pour construire le matériel." Le type est assommé.

"Ramons jusqu'à l'endroit où j'habite," dit-elle. Après quelques minutes de navigation, elle accouple le bateau à un petit quai. En regardant vers le rivage, l'homme tombe presque hors du bateau. Devant lui un sentier empierré mène à un magnifique petit bungalow peint en bleu et blanc. Tandis que la femme attache d'un geste expert le bateau à l'aide d'une corde tissée de chanvre, l'homme stupéfait n'arrive pas à détacher son regard de ce qu'il voit devant lui.

Alors qu'ils entrent dans le bungalow, elle dit négligemment, "ce n'est pas grand-chose, mais j'appelle quand même ceci ma maison. Je vous en prie, asseyez vous ; vous voulez boire quelque chose ?"

"Non, sans façon," dit-il, encore sous le coup de la surprise. "Je ne supporte plus le lait de noix de coco."

"Ce n'est pas du jus de noix de coco," lui répond la femme. "J'ai un alambic. Que diriez-vous d'une Piña Colada ?"

Essayant de cacher sa stupéfaction continue, l'homme accepte, et ils s'asseyent sur le divan pour parler. Après qu'ils aient échangé leurs histoires, la femme annonce, "je vais me changer pour mettre quelque chose de plus confortable. Souhaiteriez-vous prendre une douche ou vous raser ? Il y a un rasoir en haut dans la console de la salle de bains."

Décidé à ne plus s'étonner de rien, l'homme entre dans la salle de bains. Là, il y a un rasoir dont le manche est fait à partir d'os. Deux coquillages polis sont fixés à chaque extrémité d'une tête creuse dotée d'un mécanisme de pivot. "Cette femme est étonnante," soupire-t-il. "Quoi d'autre ?"

Quand il a fini et revient dans le séjour, elle ne porte plus que des feuilles de vigne, stratégiquement placées, et d'elle émane une douce odeur de gardenias. D'un geste, elle l'invite à s'asseoir près d'elle. "Dites-moi," commence-t-elle, suggestive, glissant imperceptiblement pour se rapprocher de lui, "nous avons été coupés de tout ici pendant un très long temps. Vous avez dû vous sentir seul. Il y a quelque chose dont je suis sûre vous avez envie en ce moment, une chose à laquelle vous aspirez depuis tous ces mois ". Elle plonge profondément son regard dans le sien, "vous savez...".

Il ne peut pas croire ce qu'il entend. L'allégresse monte en lui. "Vous voulez dire...", murmure t-il tout excité, en avalant avec difficulté sa salive, "... je peux relever mes e-mails d'ici ?"

Mon e-mail marche encore, merci... Et la piña colada ne me réussit pas. Mais je suis preneur pour le rasoir qui a l'air très cool. Pour le reste, je vous laisse dans le doute... Version originale par Dave Winer.


© 2002 Barijaona Ramaholimihaso
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