Étonnements rapides et durables

Ahanements d'octets austraux

 Deuxième bilan après la COP21

24 heures plus tard, l'impression est la même. L'accord de Paris (PDF, 635 Ko) est un excellent accord, parce qu'il a été négocié dans un excellent esprit.

Je suis parfaitement conscient que certaines ONGs et certains spécialistes ne le jugent pas suffisamment ambitieux, pas suffisamment précis ou le trouvent tout simplement trop tardif.

Je peux parfaitement souscrire à la dernière remarque1, mais absolument pas à celles qui précèdent.

Les jugements sur les ambitions présumées insuffisantes, sur l'absence d'explications sur le comment de la réalisation des objectifs ou sur le manque de chiffres font l'impasse selon moi sur un point essentiel, celui de l'horizon de référence de l'accord. L'accord de Paris est destiné à entrer en vigueur en 2020 ; plus important, aucune date de fin ne lui a été fixée. Au vu de la lourdeur du processus pour obtenir un accord réellement universel2, il est fort probable que l'accord obtenu hier continuera à exercer ses effets jusqu'à la fin du 21è siècle. Et c'est pourquoi le qualificatif « historique » si souvent utilisé les dernières 24 heures n'est pas galvaudé.

L'accord n'omet aucune des problématiques principales autour du changement climatique, mais grâce à la confrontation des idées, il a réussi à éviter d'en faire trop. Trop de précisions sur la manière de réaliser les objectifs auraient fragilisé le texte sur le long terme. Qui d'entre nous est capable de prédire le prix d'une baguette de pain dans un an ? De la même manière, il aurait par exemple été irréaliste de tenter de fixer le prix du carbone pour les cinquante prochaines années ou de spéculer sur la valeur future des approches techniques actuellement connues.

Cette position, je me permets de l'avancer en dépit du fait que, contrairement aux personnes critiquant l'accord, je ne sois pas un spécialiste de l'environnement, encore moins du climat. Je suis même d'un milieu professionnel qui est fréquemment considéré par celui de l'environnement comme le mal3 quasi absolu, la cause de tous les malheurs : le monde de la finance4.

C'est précisément vis-à-vis des personnes telles que moi que l'accord constitue un signal important. Pour la première fois, nous avons un texte qui engage l'ensemble des États de la planète et qui invite la société civile, le secteur privé, les institutions financières, les villes, collectivités, communautés locales et individus à se rendre compte que l'ère du carbone se termine et à avoir une action climat vigoureuse. C'est une dynamique nouvelle qui vient d'être enclenchée. Sera-t-elle rapide ou lente ? Sera-t-elle bassement marchande ou à la hauteur des enjeux véritables ?

Sur ces points, je n'ai aucune certitude, mais j'en ai une autre : face au jugement de l'Histoire, personne n'aura désormais le droit de se réfugier derrière un « mais qu'est ce que je pouvais faire à mon niveau ? »


  1. Espérons que la COP 22 qui aura lieu en Novembre 2016 à Marrakech, et qui devrait traiter de la mise en oeuvre de l'accord de Paris, prenne vraiment en compte les urgences de la période 2016-2020. ↩

  2. Il aura quand même fallu plus de vingt ans pour passer de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique à l'accord de Paris. ↩

  3. Je me suis même demandé si certains d'entre eux n'écriraient pas « mal » avec une majuscule… ↩

  4. Sans compter (double peine !) que je suis également issu du milieu des mines. ↩

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 Première réaction (à chaud, dans tous les sens du terme)

Le projet d'accord est sorti (à l'heure où j'écris, uniquement en anglais).

Certes, le diable est dans les détails. Il faudra voir lors de la mise en oeuvre si les bonnes intentions de Paris se traduisent en actes cohérents, mais il serait idiot de ne pas saluer la dynamique des derniers jours et la disparition des satanés crochets et options des projets antérieurs de textes.

Depuis la version précédente, sortie dans la nuit de jeudi, j'étais raisonnablement confiant que le texte final prendrait correctement en compte la situation des pays d'Afrique subsaharienne. Le suspense sur les questions financières portait plutôt sur la répartition des efforts entre pays développés d'une part et grands pays émergents comme la Chine, l'Inde et le Brésil d'autre part1

Difficile de savoir si la présidence française de la COP a été obligée de faire du forcing, ce qui risquerait de provoquer quelques aigreurs du côté des États-Unis, de l'Europe, de la Chine ou d'autres pays du groupe G77, mais la volonté d'union de l'Afrique a semble-t-il payé. Ci-après quelques points intéressants (les accentuations en gras sont de moi) :

  • l'objectif de maîtrise des températures est bien plus ambitieux qu'à l'ouverture de la conférence ; la volonté affichée est d'aller « bien en deça de 2°C » et d'ici 2018, il faudra évaluer les efforts à faire pour limiter le réchauffement à 1,5°C. C'est une vraie avancée pour l'Afrique et les pays insulaires.

    Preamble : (...) Emphasizing with serious concern the urgent need to address the significant gap between the aggregate effect of Parties’ mitigation pledges in terms of global annual emissions of greenhouse gases by 2020 and aggregate emission pathways consistent with holding the increase in the global average temperature to well below 2 °C above pre-industrial levels and pursuing efforts to limit the temperature increase to 1.5 °C,
    (...)
    21 Invites the Intergovernmental Panel on Climate Change to provide a special report in 2018 on the impacts of global warming of 1.5 °C above pre-industrial levels and related global greenhouse gas emission pathways;

  • l'importance de l'appui à l'adaptation au changement climatique2 des pays en développement est réaffirmée et la décision est actée d'aller, pour les appuis à ces pays, au delà des 100 milliards de dollars annuels annoncés à Copenhague.

    53 Decides that, in the implementation of the Agreement, financial resources provided to developing countries should enhance the implementation of their policies, strategies, regulations and action plans and their climate change actions with respect to both mitigation and adaptation to contribute to the achievement of the purpose of the Agreement
    (...)
    54 Further decides that (...) developed countries intend to continue their existing collective mobilization goal through 2025 in the context of meaningful mitigation actions and transparency on implementation ; prior to 2025 the Conference of the Parties (...) shall set a new collective quantified goal from a floor of USD 100 billion per year, taking into account the needs and priorities of developing countries;
    (...)
    Article 7, 9. Each Party shall, as appropriate, engage in adaptation planning processes and the implementation of actions, including the development or enhancement of relevant plans, policies and/or contributions, which may include:
    (a) The implementation of adaptation actions, undertakings and/or efforts;
    (b) The process to formulate and implement national adaptation plans;
    (c) The assessment of climate change impacts and vulnerability, with a view to formulating nationally determined prioritized actions, taking into account vulnerable people, places and ecosystems;
    (d) Monitoring and evaluating and learning from adaptation plans, policies, programmes and actions; and
    (e) Building the resilience of socioeconomic and ecological systems, including through economic diversification and sustainable management of natural resources.

  • le rôle des acteurs non étatiques, y compris communautés locales, secteur privé et collectivités est reconnu. Bien que rien de très précis n'est dit sur le prix du carbone, la question n'est pas ignorée3 :

    134. Welcomes the efforts of all non-Party stakeholders to address and respond to climate change, including those of civil society, the private sector, financial institutions, cities and other subnational authorities;
    (...)
    136. Recognizes the need to strengthen knowledge, technologies, practices and efforts of local communities and indigenous peoples related to addressing and responding to climate change, and establishes a platform for the exchange of experiences and sharing of best practices on mitigation and adaptation in a holistic and integrated manner;
    137. Also recognizes the important role of providing incentives for emission reduction activities, including tools such as domestic policies and carbon pricing;

  • le rôle opérationnel des solutions naturelles de capture de carbone, dont les forêts, est mis en avant dans le corps du texte :

    Article 5, 1. Parties should take action to conserve and enhance, as appropriate, sinks and reservoirs of greenhouse gases as referred to in Article 4, paragraph 1(d), of the Convention, including forests.

  • Plus subtil, mais très important après les désillusions sur le protocole de Tokyo : la mise en oeuvre de l'accord de Paris ne passera pas forcément par une ratification, ouvrant la voie à un décret présidentiel de Barack Obama pour contourner la majorité républicaine à la Chambre des Représentants et au Sénat :

    {Article 20, 1}. This Agreement shall be open for signature and subject to ratification, acceptance or approval by States and regional economic integration organizations that are Parties to the Convention. It shall be open for signature at the United Nations Headquarters in New York from 22 April 2016 to 21 April 2017. Thereafter, this Agreement shall be open for accession from the day following the date on which it is closed for signature. Instruments of ratification, acceptance, approval or accession shall be deposited with the Depositary.


  1. Le cas de l'Afrique du Sud est un peu particulier, elle est à la fois un pays africain et un grand pays émergent. ↩

  2. Il y avait une crainte que seule la réduction des émissions serait soutenue, ce qui aurait représenté un recul par rapport aux avancées des COPs précédentes. ↩

  3. Les fluctuations de prix sur le marché du carbone ont jusqu'ici entravé le développement de ce marché. ↩

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 C'est quoi un bon accord ?

Avant même que le texte final soit publié, il est facile de prédire qu'il y aura des personnes ou des organisations qui ne se satisferont pas de l'accord de Paris. Mais si l'on s'est un peu accoutumé au volapuk des organisations internationales et que l'on a pris la peine de s'intéresser un peu à l'historique des négociations précédentes, l'on ne peut que reconnaître que jusqu'ici, les négociateurs de tous les pays ont plutôt bien joué leur partition.1

Une négociation, c'est d'abord une question d'état d'esprit

Le mot « compromis » a une très mauvaise image. Le mot est trop souvent associé à un jeu à somme nulle, où ce que gagne l'un est une perte pour l'autre.

En particulier lorsqu'il est question d'argent, il y a un risque qu'une négociation tourne rapidement au jeu à somme nulle, voire négative. Dans les entreprises, l'on voit ainsi certains acheteurs ne pas se rendre compte qu'ils détruisent une valeur bien plus importante, la confiance entre les parties, en essayant de grapiller quelques euros supplémentaires. Si les circonstances font que les parties sont contraintes à continuer de travailler ensemble, l'accumulation sur la durée des frustrations aura sur la qualité du travail et les résultats financiers des impacts bien plus importants que l'argent soit disant « économisé ».

Mais une négociation peut devenir un jeu à somme positive, où chacun cherche réellement à comprendre quel est l'intérêt des autres parties, afin de voir si une concession de sa part permettra d'augmenter le résultat final pour tous. Il n'y a guère de doute qu'un tel climat favorable a été créé à Paris.

Mais les attentes sont-elles comprises ?

Un gros bémol cependant : des rencontres faites lors de cette COP, il me semble qu'il subsiste dans les opinions publiques, même les mieux intentionnées, une large incompréhension de ce qu'attendent des pays comme Madagascar d'une COP. Oui, bien sûr, un pays comme Madagascar a besoin d'argent. Mais de l'argent, pour faire quoi ? De toute évidence, nous n'avons pas les mêmes attentes et nous n'en sommes même pas complètement conscients.

Dans les pays du Nord, les médias ne parlent quasiment que d'atténuation des émissions de gaz à effet de serre. Dans l'inconscient collectif, il subsiste au fond l'idée que l'homme occidental est tout puissant et qu'il serait capable de modeler le climat à sa guise pour réparer sans trop de mal les dégâts.

Mon côté geek peut comprendre cela ; mon côté malgache moramora2, lui, réveille l'intuition que l'idée de réparer le climat est une illusion. De fait, même si du jour au lendemain l'humanité arrêtait toutes les émissions nouvelles de gaz à effet de serre, ceux déjà présents dans l'atmosphère continueraient de réchauffer notre planète. L'on ne se bat pas contre la Nature, l'on s'excuse du mal qu'on lui a fait et l'on s'efforce de mieux la respecter. Certains parleront de fatalisme, j'y vois plutôt de la sagesse et du réalisme.

Qui plus est, en Occident, pour l'heure, le changement climatique ne se voit guère que par des hivers parfois un peu doux et de temps à autres une tempête qui finalement ne fait pas trop de mal à l'économie car elle dynamise les activités du secteur BTP. Dans un pays tropical, les manifestations du changement climatique sont dès aujourd'hui beaucoup plus palpables. Et elles touchent beaucoup plus de monde, parce que le mode de vie du monde rural et des populations pauvres est fortement dépendant de la Nature. À Madagascar, ces manifestations sont par exemple :

  • des rendements agricoles qui baissent,
  • des cyclones tropicaux qui montent en intensité,
  • des phénomènes climatiques extrêmes qui atteignent des régions auparavant préservées, et ça c'est de l'actualité immédiate.

Adaptation et atténuation

Voilà pourquoi lors de cette COP, si les pays du Nord ont beaucoup parlé d'atténuation du changement climatique, les pays du Sud ont beaucoup plus insisté sur l'adaptation. Car ce changement est déjà là, et il va falloir faire avec.

Les remèdes à ce changement seront forcément multiples, mais nous sommes intimement convaincus que le remède le plus efficace reste la Nature.

Il nous reste à remettre dans nos rapports avec elle un peu de la sagesse de nos ancêtres. Pas facile, mais l'on s'y emploie.


  1. Pour éviter toute ambiguïté, je ne parle ici qu'en mon nom personnel, et pas au nom de la FAPBM ni encore moins au nom de Madagascar. N'entrant pas directement dans la négociation, je peux me permettre de porter un regard un peu extérieur sur ce qui se passe. ↩

  2. littéralement : « doucement, doucement » ↩

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 Quiz

En attendant le verdict de la COP21, petit test de connaissance. Qui a dit ce qui suit ?

L’inégalité n’affecte pas seulement les individus, mais aussi des pays entiers, et oblige à penser à une éthique des relations internationales. Il y a, en effet, une vraie “ dette écologique ”, particulièrement entre le Nord et le Sud, liée à des déséquilibres commerciaux, avec des conséquences dans le domaine écologique, et liée aussi à l’utilisation disproportionnée des ressources naturelles, historiquement pratiquée par certains pays.

(...)

La dette extérieure des pays pauvres s’est transformée en un instrument de contrôle, mais il n’en est pas de même avec la dette écologique. De diverses manières, les peuples en développement, où se trouvent les plus importantes réserves de la biosphère, continuent d’alimenter le développement des pays les plus riches au prix de leur présent et de leur avenir.

Le premier qui répond ci-après a droit à une bouffée d'air pur ainsi que, très accessoirement, à ma considération.

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 Comment ça se termine une COP ?

En quenouille ou en feu d'artifice ? Comme prévu, la COP21 se transforme en marathon jour et nuit… Petit aperçu (qui dure quand même 3h14) ci-bas (choisissez la bande son originale ou la traduction simultanée).

Cela se passait hier soir de 20H13 à 23h17. Je ne sais pas à quelle heure les plus courageux se sont couchés (ni même s'ils se sont couchés…).

Les 99% les plus paresseux (dont moi) ont le droit de zapper : on peut par exemple prendre les 19 premières minutes 1, et l'on finira avec les dix dernières minutes (à partir de 3:05:00).

Quelques décryptages :

  • on trouvera des explications sur les principales alliances entre pays sur le site de l'ONU.
  • les « parties » ne se situent pas dans le bas-ventre mais désignent les États, en tant que signataires de la Convention cadre des Nations unies sur les Changements Climatiques2
  • la formule « Indaba » fait référence à une réunion moins formelle qu'une grande réunion plénière.3
  • une « informelle informelle » est une réunion en sous-sous-groupe (qui peut quand même réunir des dizaines de personnes…)

Plus d'explications sur ce chaos organisé ici.

Certains commentateurs externes, comme là 4, ne réalisent pas que le terme « communauté internationale » puisse avoir dans une COP un autre sens que celui un rien perverti qu'on lui donne généralement (au sens de Barack et ses copains). Contrairement au Conseil de Sécurité de l'ONU, aucun pays n'a de droit de veto dans une COP, ou plutôt tous les pays ont des capacités de nuisance. Tous les pays du monde ont signé la Convention cadre des Nations unies, et la grande force de cette COP21 est qu'il avait été convenu lors de la réunion de Durban en 2011 qu'un accord universel et ayant une valeur légale doit être conclu avant fin 2015.

Dans ces conditions, les coalitions les plus larges ont une force inhabituelle. Le groupe « G77 + Chine » pèse lourd parce qu'il regroupe beaucoup de petits pays et qu'il reste globalement uni, bien que les intérêts ne soient pas tout à fait identiques.

Vous me suivez toujours ? Pour rendre les choses encore plus compliquées, outre son appartenance au « G77 + Chine », Madagascar fait partie du groupe africain, du groupe des pays les moins avancés (PMA), du forum de la vulnérabilité et du groupe des vingt pays les pays vulnérables (« V20 »)… j'en passe et des meilleures.

Cette dépêche de Reuters situe les principaux problèmes encore sur les différentes tables au stade actuel. La position de Madagascar est quant à elle assez bien résumée dans cet article écrit par une jeune observatrice qui a pu venir à Paris grâce à un concours et au soutien du PNUD.


  1. pour voir successivement parler la présidence française, l'Afrique du Sud (qui parle au nom du groupe « G77 + Chine ») et la Suisse (au nom du « Groupe de l'Intégrité Environnementale ») ↩

  2. Négocié au Sommet de la Terre à Rio en 1992 ↩

  3. À la base, l'Indaba est une assemblée traditionnelle des tribus xhosa et zoulous ; la formule est passée dans le volapuk des diplomates à travers l'influence de Desmond Tutu. ↩

  4. « Ah c l'afrique qui gouverne le monde maintenant !! ont est pas dans la panade alors !!!! » (sic et re-sic) ↩

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 Kôpy ve sa tsy kôpy ianao ?

(reprise d'un post initialement publié le vendredi 4 décembre 2015 sur la page Facebook de la FAPBM)

Face aux interrogations sur les raisons de la taille de la délégation malgache et sa visibilité réelle, il peut être utile de remettre en perspective la taille d'un évènement comme la COP en donnant quelques chiffres :

  • 160.000 m2 de surface
  • dans une journée typique comme aujourd'hui, 63 événements dans le programme officiel, sans compter les événements "off"
  • 40.000 participants, dont 14.000 observateurs accrédités ; en sus, 20.000 visiteurs attendus dans les espaces Générations Climat

Rappelons que Madagascar est l'un des cinq pays au monde les plus exposés au changement climatique et que l'enjeu de la #‎COP21 est de mobiliser 100 milliards de dollars par an par les pays développés (de source publique ou privée) à partir de 2020. Dans son communiqué final, la conférence des bailleurs de fonds de Madagascar qui s'est tenue au Pérou à Lima au mois d'octobre avait d'ailleurs insisté sur l'importance de la COP21 pour Madagascar.

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La délégation malgache inclue une forte représentation des ONGs de la société civile, notamment à travers le GT-CC (Groupe Thématique Changement Climatique Madagascar) qui dispose d'un stand qui est accessible au grand public dans l'espace Générations Climats (stand A20). Les Parisiens peuvent nous y retrouver ce samedi 5 décembre : ce sera au tour de la FAPBM d'assurer la garde du stand.

Pour la FAPBM, la COP21 est une formidable occasion de contacts pour échanger des expériences, se tenir informé des nouveaux mécanismes de financement et plaider pour la juste prise en compte des aires protégées et des cinq millions de personnes qui en dépendent dans l'approche du changement climatique.

Cela va sans dire, mais ça va mieux en le redisant : la participation à la COP21 des organisations malgaches de société civile n'est en rien financée par l'État !

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