Étonnements rapides et durables

Ahanements d'octets austraux

 Panthéon

L'histoire de cette femme est étonnante et incroyablement riche en leçons.

En ce qui me concerne, j'avais été particulièrement frappé par la découverte relativement tardive du fait qu'elle était une survivante de la Shoah. J'admirais (et j'admire toujours) le fait que malgré ces terribles épreuves, le ressentiment ou la haine n'ont eu aucune prise sur elle.

Ce douloureux épisode de sa vie a semble-t-il été à l'origine de ses convictions pro-européennes. «Si je m'engage aussi pleinement sur la question de l'Europe, c'est pour tirer la leçon de mon passé», disait-elle dans un discours du 5 juin 1979. «Le fait d'avoir fait l'Europe m'a réconciliée avec le XXe siècle», assurait-elle encore.

Depuis 48 heures, les appels à ce que Simone Veil entre au Panthéon se multiplient. N'étant pas Français, j'évite de me prononcer dessus.

Le 10 janvier 2007, elle y prononçait toutefois un discours remarquable, qui la fait entrer encore plus dans mon Panthéon personnel.

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 Disposer d'une clé USB de secours pour flasher le BIOS

L'une des choses qui parait les plus effrayantes lorsqu'on commence à travailler de très près un matériel PC est le flashage du BIOS. C'est ce que je me suis aventuré à faire si vous avez lu les épisodes précédents.

Cela n'est largement plus un problème avec les cartes Gigabyte qui disposent d'un double BIOS. Si pour une raison ou une autre, quelque chose a été loupé et la machine n'arrive pas à démarrer correctement, elle bascule automatiquement sur le BIOS de sauvegarde (celui qui a été précédemment flashé et qui a réussi à démarrer).

Néanmoins, je n'ai pas abordé mes tests avec les BIOS F20 ou plus récents sans quelque appréhension. Selon le site internet de Gigabyte, il ne serait pas possible de revenir vers des versions antérieures à la F20 une fois celle-ci installée.

Sauf qu'il y a quand même une solution pour le faire, et cela passe par une clé USB de secours pour démarrer sous MS-DOS ou assimilé afin de sauvegarder le BIOS actuel et éventuellement le (re)flasher. Ceci est mon aide-mémoire sur la façon de créer une telle clé sous FreeDOS.

1. Télécharger et décompresser une image disque directement exécutable de FreeDOS. J'ai trouvé la mienne ici, et elle s'appelle fdos11.img.

2. Formater avec "Utilitaire de disque" une clé USB ayant au moins un gigaoctet de capacité, au format "MS-DOS (FAT)", schéma "Enregistrement de démarrage principal (MBR)"1.

3. Transférer l'image disque sur la clé USB. On pourra utiliser un utilitaire comme Etcher ou plus traditionnellement en repérant le point de montage de la clé USB et en utilisant la commande dd selon la séquence suivante.

$ diskutil list
/dev/disk0 (internal, physical):
   #:                       TYPE NAME                    SIZE       IDENTIFIER
   0:      GUID_partition_scheme                        *500.1 GB   disk0
   1:                        EFI EFI                     209.7 MB   disk0s1
   2:                  Apple_HFS Macintosh HD            499.2 GB   disk0s2
   3:                 Apple_Boot Recovery HD             650.0 MB   disk0s3

/dev/disk1 (internal, physical):
   #:                       TYPE NAME                    SIZE       IDENTIFIER
   0:      GUID_partition_scheme                        *3.0 TB     disk1
   1:                        EFI EFI                     209.7 MB   disk1s1
   2:                  Apple_HFS SNAPSHOT                511.3 GB   disk1s2
   3:                  Apple_HFS BACKUP                  2.0 TB     disk1s3
   4:                  Apple_HFS ARCHIVES_LT             488.7 GB   disk1s4

/dev/disk2 (external, physical):
   #:                       TYPE NAME                    SIZE       IDENTIFIER
   0:     FDisk_partition_scheme                        *2.1 GB     disk2
   1:                 DOS_FAT_32 USB-STICK               2.1 GB     disk2s1

$ diskutil unmountDisk /dev/disk2
Unmount of all volumes on disk2 was successful
$ sudo dd bs=1m if=/chemin/du/fichier/fdos11.img of=/dev/disk2

4. Recopier le contenu de cette archive à la base de la clé2.

5. Redémarrer et entrer dans le BIOS. Si ce n'est déjà fait, sauvegardez votre profil actuel ("Save & Exit", "Save Profiles").

6. Réamorcez à partir de la clé ("Save & Exit", "Boot Override", "General UDisk 5.00").

7. Les plus anciens savoureront un petit moment de nostalgie en redécouvrant les écrans du DOS… Lisez les instructions à l'écran et tapez : fpt -d bios.sav pour sauvegarder sur la clé USB votre BIOS actuel et l'ensemble de sa configuration.

8. Une fois l'opération de sauvegarde terminée avec succès, il ne reste plus qu'à redémarrer avec un reboot ou la bonne vieille combinaison de touches Control-Alt-Del…

Nous disposons maintenant d'une bonne solution de secours. Si vous voulez retrouver votre BIOS "antique", il vous suffira de refaire l'étape 6 et suivre les instructions à l'écran…

L'espace disque nécessité par FreeDOS étant ridicule par rapport à la capacité des clés USB actuelles, je me dois de citer une méthode alternative. Formatter la clé comme précédemment, utiliser UNetbootin pour rendre la clé amorçable et y installer un LiveCD qui pourrait vous être utile3. Ensuite, recopier sur la clé successivement les contenus de l'image disque fdos11.img et de la petite archive déjà cités précédemment. Par la suite, rechercher où se trouve le fichier syslinux.cfg et rajouter au bon endroit une entrée de ce genre :

LABEL FreeDos
  # MENU DEFAULT
  # MENU HIDE
  MENU LABEL Load FreeDOS 1.1 (8086+, FAT32)
  # MENU PASSWD
  TEXT HELP
  Load FreeDOS now
  ENDTEXT
  com32 /fdos/bin/chain.c32
  append freedos=/fdos/bin/kernel.sys

Le reste sans grand changement pour les étapes 6 à 8, sauf que le secteur d'amorçage devrait s'appeler "Generic USB driver" ou quelque chose d'approchant.


  1. Il faut parfois s'y prendre à plusieurs fois pour y arriver. ↩

  2. Certains fichiers de cette archive ont été récupérés de l'adresse http://www.mediafire.com/file/p66jhts7cfi26y8/fpt_DOS-Z170.zip ↩

  3. Pour ma part, j'ai installé GParted. ↩

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 Jirōkaki, bilan performance/prix

Ceux qui auront lu depuis le début auront sans doute compris que le côté performance ne m'a pas vraiment accaparé dans cette démarche de construction d'un hackintosh. Contrairement à d'autres, je ne suis pas un gamer sous Windows en quête du matériel le plus récent et le plus performant… J'ai retenu une configuration à base de Skylake un peu par défaut et parce que l'économie d'énergie me donnait meilleure conscience. Mais si d'ici Madagascar j'avais eu accès à un large marché de l'occasion pour les composants PC, le souci du développement durable aurait sans doute passé par une démarche récupération et recyclage qui aurait par ailleurs très probablement facilité la configuration logicielle.

Alors si j'ai eu envie de faire un petit bilan performance, c'est avant tout pour vérifier que tout marche correctement. Il y avait en effet de quoi s'étonner de ne jamais voir le ventilateur de la carte mère s'activer, comme si cette carte graphique ne travaillait pas… D'autant que les utilitaires disponibles pour suivre en temps réel l'activité de la carte graphique (XRG et iStat Menus) affichaient des données contradictoires sur le type de carte utilisée.

Alors, que disent les benchmarks ? J'ai rapproché mes mesures de celles disponibles sur MacGeneration.

Benchmarks orientés CPU et cartes graphique
iMac Retina 21,5" Core i5 3,1 GHz fin 2015 iMac Retina 27" Core i5 3,2 GHz fin 2015 iMac Retina 27" Core i7 4,0 GHz fin 2015 Jirōkaki Core i5 3,5 Ghz
Geekbench 4 simple cœur 3 788 3 956 4 450 4 573
Geekbench 4 multiples cœurs 12 690 12 110 17 439 11 347
Unigine Valley benchmark (Ultra, antialiasing x8, 1080 p)  4,9 22,6 28,3 33,4
LuxMark 2 OpenCL (CPU+GPU, Sala Scene) 424 976 1 383 1 710
Cinebench R15 (OpenGL) 47,08 94,10 108,15 101,83

Globalement, il y a largement là de quoi être rassuré. Tout n'est pas très homogène1, il y a peut-être encore de quoi optimiser la configuration logicielle (sans même aborder les rives un peu dangereuses de l'overclocking matériel), mais la machine tient son rang et la carte nVidia répond bien présente même si son élévation de température reste si limitée que son ventilateur tourne à peine…

Mais une autre conclusion s'impose, et celle là est économique. Ma configuration m'a coûté à l'époque un peu plus de 1 350 €. Avec la fluctuation du dollar et des prix de la mémoire, son prix actuel France serait proche de 1 415 €. Mais si j'avais dû rajouter le prix d'un clavier Apple (Magic Keyboard ou clavier USB avec pavé numérique), d'un Magic Trackpad et surtout le prix d'un écran comparable à ceux des iMacs présentés ci-dessus, j'aurais sans doute regretté d'avoir monté un hackintosh.

En fait, au vu du prix d'un bon écran 5K, les iMac 27 pouces Retina sont d'excellentes affaires !

Je continue à trouver relativement chers les Macs actuellement disponibles au catalogue Apple, mais leur prix me paraît quand même plus logique que je ne le pensais auparavant. Car la qualité des composants et de la finition n'est pas la même. On a tendance à comparer les fiches techniques des hackintosh à celles de Macs de haut de gamme, mais lorsqu'on ouvre les capots et qu'on y regarde de plus près, force est de constater qu'il y a quelques différences sensibles… Et lorsqu'on doit brancher et débrancher souvent les périphériques d'un hackintosh, on se dit que ces fabricants de PC sont bien arriérés !

Monter un hackintosh m'a ainsi permis de réaliser de manière moins abstraite qu'il y a dans un Mac de la vraie R&D spécifique à Apple, parce que le constructeur à la pomme a cherché à devancer le reste du marché dans certains domaines, notamment l'économie d'énergie ou la gestion de certains périphériques. Cela se traduit par des fonctionnalités qu'un hackintosh ne parvient toujours pas à reproduire aujourd'hui (exemple : pas de hot plug de périphériques Thunderbolt sur un hack), mais cela trahit aussi des spécificités matérielles qui doivent contribuer à renchérir le prix sortie usine d'un « vrai » Mac.

Le problème est que ces spécificités doivent être amorties sur un bien plus faible nombre de machines que dans le modèle économique de l'iPhone, modèle où qui plus est, le haut de gamme de l'année passée (6s ou 6s Plus) peut devenir le milieu de gamme de cette année. Pas facile de faire ça avec les Macs où les nouveaux modèles poussent plutôt les anciens vers la sortie…

Du coup, je me dis que si j'étais à la place d'Apple, je serais assez tenté de casser la compatibilité de macOS afin de pouvoir réaliser des économies d'échelle en mutualisant un plus grand nombre de composants avec les iDevices… Cela ferait sûrement crier beaucoup d'utilisateurs, mais n'est-ce pas la voie de l'avenir ?

J'espère qu'une autre voie sera également explorée par Apple : dé-{bundler} écran et unité centrale et chercher à être compétitif en build to order dans un format boîte à pizza. Ce serait une vraie démarche écologique, car elle permettrait de mieux adapter les machines aux besoins réels des utilisateurs et de conserver plus longtemps les périphériques.

Oui, les dirigeants d'Apple sont bien placés pour savoir que la modularité ne paie pas toujours, mais les années ont démontré que le Mac ne doit pas être vu comme un simple iPad. Par ailleurs, la lente décroissance des ventes de ce dernier permet de rappeller à Tim Cooke et à ses collègues que même dans les pays très urbains, il y a toujours une demande pour les SUVs et camionnettes.


  1. Faut-il encore accuser les mémoires, disposées en single channel dans la performance CPU en multiple cœurs ? ↩

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 Jirōkaki, premier bilan et résumé

À la demande pressante de la foule (bon, n'exagérons rien, juste une poignée de geeks), je fais un bilan et un résumé de la vie avec un hackintosh. Pour ceux qui ont manqué les épisodes précédents, ils portaient sur le pourquoi de la chose et le choix du matériel.

Il ne s'agit pas d'un guide complet (je déconseille d'ailleurs formellement de cloner ma configuration sans avoir veillé à la comprendre suffisamment au préalable), mais plutôt d'un résumé de la façon dont j'ai abordé le sujet enrichi de remarques face à certaines difficultés particulières.

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 Verre à moitié vide, ou verre à moitié plein

Je viens de me faire un petit concert nocturne que je ne peux que vous recommander. Dans le même temps, je me sens un rien mal à l'aise… Un sentiment de vieillesse m'envahit en réalisant que cela fait déjà un an que j'ai découvert The Dizzy Brains.

D'un autre côté, je me sens plutôt jeune si je me compare au vingtenaire Eddy Andrianarisoa. Lorsque celui-ci (vers la 18è minute de l'émission) dit que les Dizzy Brains ne peuvent pas s'exprimer à Madagascar, je me révolte : qu'est-ce qui les en empêche ?

Il n'y a pas de censure à Madagascar, il n'y a qu'un excès d'auto-censure. Je me demande en quoi un artiste est rock n'roll s'il se sent en danger à chaque fois qu'un « politicien fait une observation sur ce qu'il chante ou dit.

Peut-être parce que je suis « vieux » et que j'ai plus d'expérience du fait de me mettre en danger, je me retrouve bien plus dans la liberté de ton d'une Madonna.

Peut-être parce que je suis « vieux » et que j'ai plus d'expérience des cycles de Madagascar, je me sens bien moins blasé et plus combatif qu'Eddy… Certes, on a le droit de ne garder à l'esprit que « tous les compteurs sont au rouge », mais on a également le droit d'estimer qu'on avait plutôt l'habitude que ces compteurs soient à l'écarlate…

Peut-être parce que je suis « vieux » et que je sais qu'il se passe un temps entre le moment où l'on parle et le moment où l'on commence à vous entendre, j'invite la génération The Dizzy Brains à ne surtout pas se taire. Surtout pas en ce moment.

Car lorsque je fais mon petit bilan de l'année 2016, j'ai le sentiment qu'après l'immobilisme des années 2009 à 2014, puis l'extrême lenteur de 2015, Madagascar a retrouvé un rythme de progression un rien plus normal en cette année 2016.

Et cela n'a été possible que parce que beaucoup de « gueulantes » ont été passées ; certaines spectaculaires, d'autres beaucoup plus discrètes. Lesquelles ont été les plus efficaces ? Je ne sais trop, mais elles font partie d'un ensemble, et si elles peuvent éventuellement s'affiner, elles ne doivent certainement pas s'arrêter.

Oui, nous partons de très, très loin. Oui, la corruption, l'indolence et les délestages sont toujours là. Oui, Madagascar ne pourra pas rattraper d'un coup les gabegies et le manque chronique d'investissement1 des dernières décennies et même des dernières années. Mais oui, j'ai quand même envie de voir un verre à moitié plein plutôt qu'un verre à moitié vide.

Peut-être parce que je suis « vieux » et que j'ai une petite idée du vrai prix de la persévérance, je ne veux pas tomber dans l'indifférence.

#Madagascar #OutOfTheCage


  1. dans tous les sens du terme : financier, intellectuel et moral. ↩

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 Un vieux avec un discours très frais

Ses détracteurs et la plupart des marketeurs politiques ont sans doute de bonnes raisons de le décrire comme un hommme trop mou, trop calme, trop post-soixante huitard…

N'empêche que je trouve qu'il n'y a pas que les Autrichiens qui ont besoin de ce genre de discours trop long, trop calme, mais surtout très frais.

(Ce genre de discours est tellement inaudible de nos jours qu'il faut cliquez sur l'icône de haut-parleur pour l'entendre)

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